vendredi 23 avril 2010

débroussaillage

Aujourd'hui, j'ai passé la débroussailleuse autour des ruches sur les 3 ruchers afin de contrer la pousse des ronces et autres ligneux indésirables à proximité des ruches.
Les floraisons de fruitiers et du pissenlit tirent à leur fin.













et l'acacia pousse doucement.












Les abeilles rentrent du pollen, mais l'activité n'est pas très intense aujourd'hui (la température a baissé)

Pour le plaisir deux photos d'abeilles sur un cadre de couvain !












dimanche 18 avril 2010

bilan de visites de printemps

Les visites de printemps sont treminées depuis seulement 1 semaine, et sur 70 ruches, j'ai perdu 20 ruches, soit environ 30% de pertes.

Aujourd'hui, j'ai refait une visite complète des ruches, et j'ai posé 20 hausses.
En une semaine, les colonies ont gagné 1 cadre de couvain.
En régle générale, je pose la première hausse entre 5 et 6 cadres de couvains (ruches dadant 10 cadres).

Depuis une semaine la météo est trés printanière, et les végétaux évoluent assez vite.
Il y a en ce moment de belles floraisons de fruitiers (cerisiers, pommiers, merisiers), du pissenlit.

Demain je vais nettoyer et désinfecter les ruches vides ainsi que les ruchettes 6 cadres dans lesquelles ont hiverné les essaims artificiels 2009.
La désinfection se fait à la flamme pour les ruches et à l'eau de javel pour les ruchettes, du fait qu'elles sont protègées avec de la cire microchristaline.

mercredi 24 mars 2010

visite de printemps

Je profite d'une partie de mon après-midi pour faire la première visite en sortie d'hiver, pour faire le point et malheureusement compter le nombre de ruches mortes.


Sur 34 ruches visitées 7 dont HS dont 2 bourdonneuses. 20% de pertes c'est beaucoup mais malheureusement, c'est presque la norme aujourd'hui !



La plupart des ruches ont 2 cadres de couvain sauf une qui exceptionnellement en a 6 (j'ai mis une hausse !!!).



Il faisait beau, et les abeilles s'affairaient à rentrer du pollen.




En ce moment commencent les floraisons de saule marsault, et du pissenlit.

lundi 8 mars 2010

vérification des réserves

Dimanche matin, juste avant l'arrivée de la neige, j'ai pris le temps d'aller vérifier si chaque ruche était bien pourvue en candi (Apifonda).
La consommation n'a pas été importante cet hiver puisque certaines ruches n'ont qu'à peine touché à cette réserve, alors que moins de 10 % ont consommé de 5 à 7 kg.

En tous cas, il est encore un peu tôt pour envisager la visite de printemps car la température est trop basse.
A première vue, en fonction des vols d'abeilles observés dans chauque rucher, les pertes hivernales ne sont pas trop importantes.
Mais tant que chauque ruche n'a pas été ouverte, je ne me risque pas à faire un pronostic !.

Enfin comme je l'évoquais il y a 2 semaines, j'ai fabriqué l'ensemble des cadres prévus pour cette saison. Cette tache répétitive est la moins drôle dans la fabrication d'une ruche.

samedi 13 février 2010

Encore l'hiver, toujours l'hiver ..........!!




Il a encore neigé cette semaine, c'est la troisième vague de neige cet hiver.
Les ruches sont nourris et puisent dans leurs réserves.
L'important est qu'elles ne manquent pas de nourriture, surtout au moment où leurs besoins vont augmenter fortement (reprise de ponte de la reine).

Je n'ai pas ouvert de ruche ces dernières semaines, mais je serai étonné que la ponte ai reprise avec le froid que nous connaissons (-12°C certaines nuits).
Cette année je suis en retard dans mon travail de préparation de la saison à venir.
La semaine prochaine je vais me consacrer à la fabriquation des cadres de corps (500 à fabriquer complètement).

Sinon j'envisage acheter mon sirop cette année en vrac en utilisant une citerne de 1m3.
J'ai la citerne, mais il me reste à trouver une solution pour le transport depuis le fournisseur, car je ne suis pas équipé en véhicule pour cette charge !!.

Il me tarde quand même d'avoir une météo plus clémente, et de voir les abeilles rentrer du pollen dans leur ruche.

dimanche 13 décembre 2009

C'est l'hiver !

Je n'ai pas eu beaucoup de temps ces derniers mois pour mettre à jour ce calendrier, mais les choses suivent leur cours.
Aujourdhui il a commencé à neiger un peu, et les prévisions météo nous annoncent une semaine froide.
Aussi, j'ai fait le tour des ruchers ce matin pour vérifier où en sont les réserves de candi, regrouper les ruchettes par 4 pour constituer des groupes de chaleur, et enfin pour isoler les quelques ruches qui n'étaient pas encore équipées d'une feuille d'isolant termique au dessus du couvre-cadres.

Les colonies sont donc prêtes pour affronter dans de bonnes conditions l'arrivée du froid.

samedi 25 juillet 2009

fabrication de ruchettes 6 cadres en polystyrène extrudé

Matériel :
- plaques polystyrène extrudé 20mm épaisseur (1250*600mm ; 2.75€/plaque)
- colle Patex 300 pro en tube de 300ml ( 10.8€ environ 4 ruchettes / tube))
- crémaillères 12 cadres coupées en 2
- tourillons 8mm diamètre
- grillage anti-moustiques

Méthode :
- découpe du polystyrène selon le plan de coupe (le plan de coupe est simple pour un petit nombre de pièces, mais dès que vous avez beaucoup de types de pièces et beaucoup de ruchettes à fabriquer, il est important d'optimiser l'utilisation des plaques de polystyrène pour diminuer le gaspillage. Pour ce faire, j'utilise un petit logiciel que l'on trouve sur le net : "débitpro".)

- l'assemblage est réalisé à mi-bois (mi-polystyrène ?) cf photos ci après
Panneau côté ruchette : on apperçoit au sommet de l'image, la découpe qui permet de réaliser un assemblage mi-bois.







- pour assurer la solidité de la fixation des crémaillères, elles sont fixées sur des tasseaux de bois de 10*30*225mm. L'ensemble est collé sur le polystyrène.
Sur ces images, les tasseaux de bois sur lesquels font fixées les crémaillères sont en bas de l'image.
A gauche : face avant
à droite : face arrière









- de même, j'ai inséré en bas de la face arrière de la ruchette, un tasseau de bois de dimension identique, dans lequel j'ai fixé 7 tourrillons de 8mm de diamètre pour jouer le rôle de guide de cadres.

Sur l'image ci-dessus, le guide de cadres apparait en haut sur l'image de la face arrière

-
le toit est constitué de 2 morçeaux de polystyrène, posés côte à côte sous le toit en tôle (obtenue chez un imprimeur [tôle d'impression ofsset]). Le polystyrène sous le toit en tôle servira d'isolant est sera utilisé toute l'année.

Sur cette photo nous distinguons : le toit en tôle et 1 élément en polystyrène (1 sur 2), inséré dans le toit et qui permettra l'isolation de la ruchette






Cependant, pour éviter que la propolis ne soude le polystyrène du toit sur le corps de la ruchette, le corps de la ruchette sera recouvert d'une feuille plastique avant la pose du toit.

- le fond de ruche est percé d'un trou avec une scie cloche, recouvert avec un morçeau de grillage anti-moustique et fixé sur le polystyrène avec de la colle.
La photo ci-dessous montre le trou d'aération ainsi que les deux tasseaux de polystyrène qui seront collés sous la ruchette









Deux vue de dessus :



- enfin, la ruchette est peinte avec une peinture plutôt foncée (pour éviter que l'intérieur de la ruchette ne soit trop lumineux, et pour protèger le polystyrène des UV), et si possible inoffensive pour les abeilles (j'ai choisi une peinture à l'eau).
















Si vous souhaitez plus de détails, n'hésitez pas à me questionner par mail [

vendredi 24 juillet 2009

Retour de vacances

Je suis revenu de vacances, mais j'ai beaucoup de plaisir à retrouver le rucher avec ses milliers d'abeilles qui s'affairent autour des ruches.
Le premier travail que j'ai entrepris a été de débroussailler autour des ruches, car ça en devenait malaisé de circuler.
Une heure de débroussailleuse plus tard la place était propre.

Les autres années je débroussaillais plusieurs fois au cours de la saison. Aujourd'hui, je ne prends plus en compte ces considérations esthétiques qui me faisaient dégainer la débroussailleuse aussi facilement !.
Seule priment les aspects pratiques : pouvoir me déplacer autour des ruches sans problème.

Par contre, je confirme que les abeilles n'aiment pas ce petit engin à moteur fonctionner autour de leur aire d'envol, ma varreuse était maculée de centaines de dards !.

Cet après-midi, je vais commencer une visite systématiques des ruches et ruchettes pour faire le point et nourrir au sirop toutes celles dont les réserves sont faibles. En effet, comme la saison est en avance, la plupart de floraisons sont terminées, et certaine ruches peuvent se retrouver en difficuté faute de réserves suffisantes.
Cette année le châtaignier avait 15 jours d'avance, et cette floraison qui se termine habituellement vers le 15 juillet était terminée vers le 1er juillet.
J'en profiterais également pour récolter le miel de chataignier, mais sans espoir de remplir beoucoup de pots !.

Sinon je fabrique actuellement des ruchettes 6 cadres en polystyrène extrudé. Il s'agit d'un essai. Je mettrais un petit dossier en ligne sur cette fabrication .

lundi 22 juin 2009

La saison avance

Depuis début mai je n'ai pas alimenté mon site.
Ce ne sera pas encore aujourd'hui que je vais le faire, mais je promets de le faire cette semaine !

En fait j'ai repris mon activité professionnelle principale début mai, et j'ai la tête dans le guidon depuis cette date.
Maintenant tout rentre dans l'ordre et je vais pouvoir communiquer un peu plus sur ma passion, l'apiculture.
Alors à bientôt.

jeudi 7 mai 2009

vérification de l'acceptation des reines fécondées introduites et confection de pâte protéïnée.

Ce soir, j'ai opéré un contrôle du rucher sur lequel sont installés les essaims artificiels dans lesquels j'ai introduit les reines fécondées Buckfast.
Sur les 5 essaims, le taux de réussite est de 100%, et les 5 reines ont commencé leur ponte.
Tout va donc bien.


J'ai reçu aujourd'hui la levure de bière.
J'ai donc réalisé la pâte protéinée à base de levure de bière (750g), de pollen (500g), de miel (500g) et d'eau (200g).




Cette pâte assez nauséabonde sera distribuée par petites boulettes de 20g sur les têtes de cadres de toutes les ruchettes contenants des essaims artificiels en complément du rirop 50/50 afin de faciliter leur survie et de maximiser le taux de réussite.




Assez paradoxalement, bien que les ressources en pollen est nectar soient abondantes, certains essaims artificiels, fautes de butineuses et de réserves, risquent de manquer de nourriture pour assurer leur démarrage en attendant que le couvain de la nouvelle reine commence véritablement à produire d'abondantes populations de butineuses.
C'est pourquoi j'apporte du sirop à ces colonies en devenir ainsi qu'un complément protéique à base de pollen et de levure de bière.





Lors de ma visite hebdomadaire des ruchers j'ai observé au moins 3 frelons tournant autour des ruches. Bien que cet insecte peut devenir prédateur de l'abeille, je pense que leur présence s'explique uniquement par la présence de traces de sirop sur des ruches.



















Enfin une dernière petite photo pour montrer un cadre avec beaucoup de couvain, comme je les aime !!!.

vendredi 1 mai 2009

Introduction de reines du commerce dans un essaim artificiel






Je continue la porduction d'essaims artificiels. J'en suis à 40 soit 40% de l'objectif.

Comme une partie de mon cheptel est de race buckfast, j'assure le maintien du caractère de la race par l'intoduction chaque année de reines fécondées achetées chez un professionnel.

J'ai reçu les 5 reines mercredi, fait les essaims artif. jeudi matin et l'ai ai posé de nouveau au rucher, ce matin (samedi) au lever au soleil, après un passage en cave de 46h.



Etant donné le coût de la reine (25€ HT), j'essaie de respecter scrupuleusement certaines règles en vue de favoriser son acceptation et le développement de ces nouvelles colonies.



Mode opératoire :


  1. chaque essaim artificiel contient 2 cadres de couvain + 1 cadre de réserves (miel -pollen) ainsi que 3 cadres de cire neuve - les essaims sont assemblés le matin est amenés en cave

  2. le soir, c'est à dire environ 8 h plus tard, j'introduis les reines dans leur cagette d'expédition après avoir enlevé les quelques abeilles accompagnatrices de chaque reine, pour ne pas engendrer de l'agressivité avec les ouvrières de la colonie à travers le grillage de la cagette. Il ne faut pas oublier d'enlever aussi la languette plastique (côté candi )de la cagette d'expédition. En effet, cela libère l'orifice par lequel la reine va pouvoir se libérer de la cagette après avoir consommé le candi à sa disposition et obstruant le passage. La cagette est placée verticalement, en suspension entre deux cadres de couvain. Il serait peut être utile de prolonger la durée qui s'écoule entre la fabrication de l'essaim artificiel et l'introduction de la reine à 48h voir 72h. Cependant la race buckfast accepte assez facilement une nouvelle reine.




  3. le séjour en cave est prolongé jusqu'au lendemain matin. Chaque ruchette reçoit de l'eau une ou deux fois, selon la température de la cave, au moyen d'un brumisateur, mais en veillant à ne pas humidifier la cagette car le candi humide risquerait d'engluer la reine.


  4. 45 à 48h plus tard, la ruchette est disposée au rucher. J'enlève alors l'herbe que j'avais introduit dans l'entrée pour libérer les abeilles

  5. je pose un nourrisseur et donne environ 500g de sirop tiède 50/50

  6. Cette ruchette recevra régulièrement du sirop au moins jusqu' la reprise de ponte de la reine.

  7. j'effectue une visite une semaine plus tard pour vérifier la libération de la reine et l'éventuelle reprise de ponte.

dimanche 26 avril 2009

La production de reines (1)

IL existe plusieurs méthodes pour produire ses reines.

Je vous présente celle que je vais mettre en pratique dès cette année.



Avant de rentrer dans les détails pratiques, il faut avoir en tête le cycle de développement de la reine :














De la ponte de l'oeuf à la naissance de la reine il s'écoule 16 jours .

  • stade oeuf : si la reine pond un œuf fécondé, cela donne naissance à une ouvrière ou une reine. Par contre, un œuf non fécondé donnera naissance à un faux-bourdon.
    L'œuf est blanc, cylindrique, allongé et légèrement incurvé. Au moment de la ponte, la reine fixe l'œuf par une extrémité au fond de la cellule. L'œuf semble être debout dans l'alvéole. Puis pendant 3 jours (en moyenne), l'œuf se développe et s'incline pour finir par se coucher au fond de l'alvéole.
    Au bout de 3 jours, l'œuf éclot par dissolution de sa membrane. Il devient alors une larve.
  • stade larvaire : La larve a la forme d'un petit ver, constitué presque exclusivement d'un tube digestif.
    La larve passe presque tout son temps à manger la nourriture (gelée royale exclusivement) déposée dans l'alvéole par les abeilles nourrices. Elle est même capable de se retourner si la nourriture n'est pas directement à côté de sa bouche.
    Au fur et à mesure que la larve grandit, elle mue à 5 reprises. Elle gagne énormément de poids:
    900 fois pour l'ouvrière, soit 140 mg à l'operculation
    1700 fois pour la reine, soit 250 mg à l'operculation
    2300 fois pour le mâle, soit 346 mg à l'operculation
    L'ouvrière grandit de 2,7 à 17 mm et la reine de 4,2 à 16,5mm.
    Au 8.5e jour, l'alvéole est operculée par un petit bouchon de cire. Les derniers jours du stade larvaire sont consacrés à la construction d'un cocon.
    La durée du stade larvaire est précisément de 5.5 jours pour la reine.
  • le stade pupale : Le stade pupal est le dernier stade avec celui de l'adulte formé ou imago.
    A ce stade, la tête, les yeux, les antennes, les pièces buccales, le thorax, les pattes et l'abdomen ont les caractéristiques de celles de l'adulte. La cuticule devient de plus en plus foncée; sa couleur est utilisée pour déterminer l'âge d'une pupe. A l'intérieur de la pupe, les muscles et les organes se transforment.
    Puis une dernière mue intervient. Il faudra quelques heures pour que la nouvelle cuticule sèche.
    Le stade pupal dure 7.5 jours pour la reine.
  • Le stade imago : La nymphe perfore l'opercule de cire avec ses mandibules. Après sa sortie de l'alvéole, elle déploie ses ailes et ses antennes, laisse sècher ses poils et puis commence ses activités. A peine née, la reine est encore molle et il faudra de 12 à 24 heures pour que la cuticule extérieure ne sèche. Tant que l'exosquelette autour des glandes vulnérantes n'est pas durci, la jeune reine ne peut piquer. A l'emmergence, le poids moyen de la reine est de 178 à 292 mg. La reine peut vivre de 1 à 3 ans. La durée de vie record qui a pu être observée est de 8 ans.
  • Vol de reconnaissance : 4 jours environ après sa naissance, la reine va réaliser son premier vol d'orientation
  • Fécondation : elle interviendra environ 6 jours après la naissance sur une période de 2 à 3 jours pendant lesquels elles sera fécondée par 15 à 20 mâles en moyenne.
  • Début de la ponte : environ 8 jours après la fécondation. Elle sera alors agée d'au moins (16+6+8) 30 jours.

La méthode d'Eric PAGE.

  1. choix d'une colonie souche, qui sera utilisée pour ponctionner des oeufs. Pour ce qui me concerne, j'ai choisi une colonie ayant une productivité satisfaisante en 2008, une bonne tenue en cadres et douce. Je ne suis pas encore assez performant pour affiner plus mes critères de sélection (mais cela viendra je l'espère !!). La souche a été nourri régulièrement au sirop 50/50 pour avoir une population abondante.
  2. J0 : préparation de la souche : trouver la reine et la mettre dans une hausse avec des cadres bâtis. Cette hausse est placée sur une grille à reine sur la ruche d'origine. Une partie des abeilles montra dans la hausse et la reine continuera sa ponte sur les cadres de hausse. 1 semaine avant le prélèvement de larves, je pose un cadre de cire neuve. Normalement, 7 jours plus tard le cadre sera bâtie et la ponte n'aura pas plus de 3 à 4 jours d'âge.
  3. J7 matin: orphelinage de la ruche souche : le matin, poser cette hausse sur un plateau de sol avec un couvre-cadre et un toit. La séparation physique de la ruche souche d'avec sa reine entraine une réaction d'orphelinage dans la ruche souche.
  4. J7 matin: la familiarisation : cette opération est indispensable avec l'abeille noire. Elle se fait juste avent le greffage. Pour cela je retire 2 cadres de la ruche souche que je remplace par les 2 cadres portes-cupules préalablement arrosées de sirop. Les abeilles vont alors déposer sur les cupules en plastique, une substance de familiarisation qui permettra une prise en charge plus facile de larves une fois greffées dans ces cupules.
  5. J 7 fin après-midi : greffage : prélever, dans la hausse enlevée le matin, le cadre posé à J0. Le but est d'utiliser des larves très jeunes en tout début de stade larvaire (6 à 12h , 24 h au max.). j'opère le prélèvement de larves au rucher, dans ma voiture !, à l'aide : d'un piking en métal, d'une lampe frontale à diodes (pas de chaleur pour ne pas endommager les jeunes larves). - Le mode opératoire précis fera l'objet d'un prochain article avec quelques photos. -
  6. J 7 après greffage : les porte-cupules avec les cupules greffées sont déposés dans la ruche orpheline.
  7. ne pas toucher la ruche orpheline durant 10 jours. Les abeilles orphelines vont élever des reines à partir des larves déposées dans les cupules. Il faut comprendre qu'à ce stade, elles n'ont pas le choix. En effet à J7, il ne reste dans la ruche aucune larve d'1 jour susceptible de devenir une reine si ce n'est celles que l'on introduit en cupules.
  8. J11 :utiliser les cellules royales développées directement en ruche, en essaim artificiel ou en nucléis de fécondation orphelins. La ruche éleveuse peut être utilisée une deuxième fois. Ensuite il suffit de poser la hausse avec la reine sur la ruche orpheline.

samedi 25 avril 2009

Constitution d'essaims artificiels à partir de ruche en cours d'essaimage

C'était à prévoir, le fait d'alimenter mes ruches pour activer la ponte des reines commence à produire des résultats :
  1. les pontes sont abondantes
  2. mais les colonies ont tendances à vouloir essaimer en produisant des cellules royales

Dans ce cas, et en présence de ponte récente de la reine dans la ruche concernée (l'absence de ponte récente pourrait indiquer la disparition de la reine et un remèrage en cours, auquel cas il ne faut rien faire), je ne prend pas le risque de l'essaimage et je divise l'ensemble de ma ruche en essaims artificiels.

Je produis souvent 3 essaims artif. par ruche divisée avec au moins un cadre par ruchette contenant au moins une cellule royale operculée.

Chaque essaim artificiel est donc constitué d'1 cadre avec cellule(s) royale(s), 1 cadre de couvain, 1 cadre de réserves et 3 cadres neufs.

Deux des essaims artif. sont envoyés au noir dans ma cave 24h, et le troisième reste au rucher à la place de la ruche divisée pour récupérer les abeilles butineuses qui reviennent à la ruche.

Bien sûre, je n'aime pas pratiquer ce type de division, car je perd une ruche de production à chaque fois, mais au moins je suis sûre de na pas perdre d'abeilles par essaimage.

La difficultée est de repérer la ruche qui va essaimer avant essaimage. Il n'y a pas d'autre moyen que de visiter très régulièrement ses ruches. Pour ma part, j'ouvre chaque ruche une fois par semaine pendant toute la période où peut survenir l'essaimage.

J'ai divisé 3 ruches de production aujourd'hui pour produire 9 essaims artif.

Constitution d'essaims artificiels à partir de couvain en excès

J'ai donc commencé la production d'essaims artif. la semaine dernière (20).
Voiçi quleques photos pour illustrer mes propos :
  • chaque ruchette 6 cadres reçoit 2 cadres de couvain, si possible 2 cadres de miel - pollen et 2 cadres neufs (sur lesquels je note au feutre l'année pour mieux gérer ultérieurement leur remplacement dans le corps de ruche












  • après passage 24 h en cave, elles sont disposées au rucher avec un nourrisseur. Les essaims sont alors nourris avec un sirop 50/50 quelques jours à raison de 500g/jour le soir. On voit bien sur la photos les abeilles qui viennent s'alimenter













* ensuite la ruchette sera visitée 3 semaines après pour repérer la reine et la marquer







Mon premier essaim naturel

Un copain m'appelle à 13h30 parce que son voisin accueil un essaim d'abeilles suspendu à la branche d'un cyprès.

Il a tenté de déloger les malheureuses apidées avec un jet d'eau, mais sans succès.



En 15 minutes, j'ai mis le tout dans une ruchette 5 cadres avec 2 cadres usagés (l'un avec du miel et du pollen et l'autre avec du couvain) pour attirer les abeilles à l'intérieur de la boite, et 3 cadres neufs.




La ruchette sera stockée 24h à l'obscurité dans ma cave, et demain soir, elle sera posée dans mon rucher avec un peu de sirop tiède.